LA NAO 2010 !
LE CHOIX de la négociation

Même si ce n'est pas le cas sur tous les sites Dassault, la CFDT ne perd pas de vue qu'actuellement, des salariés subissent du chômage partiel. Il en est ainsi à Argenteuil, Biarritz, Martignas et Seclin depuis septembre 2009 pour plus de 2600 salariés.
Même avec une indemnisation correcte, ces salariés vivent des moments très difficiles, notamment parce qu'à cette situation s'ajoutent : des arrêts de travail en équipe, et/ou des arrêts d'heures supplémentaires. L'expert comptable du CCE, dans le rapport qui sera présenté le 9 janvier 2010, indique même que la DG envisage de reconduire le "plan de chômage partiel" au delà du 1er mars 2010.
D'autres salariés de la Société, non touchés par le chômage partiel, sont néanmoins impactés eux aussi, par des transferts de charges, des arrêts d'équipes et/ou d'heures supplémentaires ou encore par une mobilité les éloignant de leur famille.
Bref, comme contexte accompagnant une NAO, on a connu mieux… C'est une raison de plus qui, cette année encore, a conduit les sections CFDT à confirmer leur stratégie de négociation des années passées. Nous l'avons déjà dit à plusieurs reprises, la CFDT fait clairement la différence entre ce qui relève du conflit et ce qui relève de la négociation. Les mélanges sont en effet dangereux pour les salariés et le dialogue social. S'il serait pourtant "facile", pour la CFDT, d'organiser des débrayages dits "d'accompagnement" de la négociation, en revanche, vu le contexte actuel de chômage partiel et vu ce que nous pensons de telles actions, ce ne serait pas très responsable.
La CFDT fait donc le choix de la négociation. Ensuite, quand celle-ci sera terminée, en fonction des résultats, des "suites logiques" s'imposeront ou non à tous et toutes…
soit l'accord proposé est jugé acceptable et il doit recueillir une majorité d'engagement
soit l'accord proposé est jugé inacceptable et il doit recueillir une majorité d'engagement pour poursuivre la négociation, notamment avec la mise en œuvre d'un rapport de force conséquent. Sans oublier que pour être efficaces, ces actions se doivent d'être menées intersyndicalement, de manière unitaire et coordonnées au niveau société, avec une entente sur le contenu.
Cette stratégie s'appuie sur le constat de ce qui s'est passé pendant de nombreuses années en matière de négociations et d'actions. De très nombreux salariés, adhérents/es ou non à la CFDT, souscrivent largement à cette démarche responsable et nous le font savoir. Ils savent qu'en cas d'échec de la négociation, s'ils veulent plus, ils devront s'investir durablement dans une mobilisation Société, en participant à de nombreux arrêts de travail pour convaincre la Direction de faire mieux.
(30/12/09)