Des données qui masquent de grandes disparités entre les salariés.
Des Augmentations Générales (AG) pour les Cadres maladroitement déguisées en Augmentations Individuelles (AI) « au mérite ».
Bénéficiaires d’une Augmentation Individuelle :
- 51% chez les Non-cadres
- 95,8% chez les Cadres
Évolution moyenne des salaires entre 12/2024 et 12/2025 :
| déc-2024 | déc-2025 | Evolution | |
| Cadres | 70 371 € | 72 501 € | 3,03% |
| Techniciens / Agents de maitrise | 42 299 € | 43 575 € | 3,02% |
| Employés | 42 652 € | 43 782 € | 2,65% |
| Opérateurs techniques | 37 470 € | 38 494 € | 2,73% |
| Salaire Moyen Société | 59 048 € | 60 806 € | 2,98% |
Pour la CFDT, les moyennes masquent une grande hétérogénéité que la direction refuse de révéler.
C’est pourquoi la CFDT demande que l’accord 2026 prévoit :
- De la transparence avec un bilan des augmentations minimales, maximales et médianes distribuées par catégorie de personnel et direction.
- Du dialogue avec l’instauration d’un entretien avec les salariés pour définir les critères précis et quantifiables pour les augmentations individuelles (AI).
La CFDT estime qu'il est temps de lever l'interdiction des AG pour les cadres.
Accorder une AI « au mérite » à 95% des cadres revient à une AG pour tous, diluant ainsi le concept même de mérite.
En pratiquant de la sorte, la direction oppose les populations et nuit à la cohésion de l’entreprise en suggérant, à tort, que 95% des cadres sont performants contre seulement 51% des non-cadres.
En pratiquant de la sorte, la direction démontre une évaluation du mérite trop subjective, souvent biaisée.
En pratiquant de la sorte, la direction donne l'impression que les cadres sont mieux traités, alors que sur 10 ans, seuls certains cadres (43) ont vu leurs salaires évoluer en dessous de l'inflation.
Enfin, la CFDT regrette que l’accord 2025 a, pour la première fois, écarté les nouveaux embauchés de toute augmentation.
