Cergy - CSE Extra du 21 janvier 2026



Le droit de retrait (L. 4131-1 ) et la procédure de Danger Grave et Imminent (L.2312-60) sont des outils fondamentaux pour protéger notre santé et notre sécurité au travail.

Ils permettent à chaque salarié de se soustraire à une situation de travail dangereuse, sans sanction ni pression.

Cela suppose qu’ils soient exercés dans le respect de leur finalité : Protéger les salariés face à un danger réel, avéré et immédiat.

Pour la CFDT, tout usage disproportionné ou détourné de ces procédures affaiblit leur légitimité et risque de discréditer leur utilisation future, au détriment de celles et ceux qui en auraient vraiment besoin.

Lors du CSE Extra du 21 janvier à Cergy nous avons assisté à un détournement de ces procédures au profit de revendications personnelles.

Utiliser ces droits à mauvais escient, c’est prendre le risque :

  1. D’affaiblir leur portée : Un abus peut conduire la Direction à contester les futurs exercices, légitimes, du droit de retrait.
  2. Diviser les salariés : Une utilisation non justifiée peut créer des tensions entre salariés, alors que notre force réside dans notre unité.
  3. Détourner l’attention des vrais enjeux de santé et de sécurité, qui doivent rester notre priorité.

En tant que syndicalistes, la CFDT se donne le devoir de :

  • Défendre ces droits contre toute remise en cause de l’employeur.
  • Accompagner les salariés pour qu’ils puissent les exercer de manière éclairée et responsable.
  • Dénoncer les abus, car ils mettent en péril l’efficacité de ces protections pour tous.

Droit de retrait et DGI Droit de retrait et DGI